Dieu au quotidien

Fin 2020, quand j’ai vu les différents thèmes proposés par les lecteurs pour l’année 2021, il y en a un qui m’a particulièrement interpellé : Dieu au quotidien.

Venez avec moi à la rencontre de Ricardo, Catherine, Salomé et Jean-Claude. Vous ne les connaissez pas. Moi non plus. C’est normal ils n’existent pas, du moins pas spécifiquement. Ils sortent, tous les quatre, de mon imagination. Ils pourraient être des amis, des voisins, des collègues…

Ils pourraient être vous et moi.

Commençons par Ricardo. Il est âgé de 52 ans. Il est né à Ensenada au Mexique et vit actuellement aux États-Unis après y avoir émigré avec ses parents à l’âge de 13 ans.
Ricardo s’est marié avec Enora , une américaine né dans la banlieue de Miami, en Floride. Ils ont 2 filles, Helena et Rose.
Ils ne ratent pas une messe, croient qu’un jour Dieu jugera le monde, se joignent volontiers à la procession de pâques dans leur quartier. Ricardo a une croix en argent autour du cou, un chapelet suspendu au rétroviseur de la jeep familiale et achète un calendrier de l’Avent chaque année pour ses filles.

Catherine, elle, a 23 ans. Elle est grande, brune, et vit en Angleterre. Elle termine sa 5e année de droit. Elle est sûre d’elle, d’une famille politiquement à gauche, elle est généreuse et fréquente une association caritative qui distribue des repas aux plus démunis, une fois par semaine. Elle croit que Dieu existe et essaye de faire tout le bien qu’elle peut.

Salomé a eu une enfance difficile, elle ne connaît pas son père, n’aime pas l’école et a dû apprendre rapidement à se débrouiller. Sa mère l’aime de tout son cœur mais travaille énormément pour subvenir à leurs besoins. Salomé a découvert le christianisme en allant à un concert chrétien d’une église protestante de sa ville. Elle a tout de suite aimé les gens et l’ambiance chaleureuse. Elle y a été baptisée, lit depuis sa Bible tous les jours, connaît des versets par cœur, est présente à tous les événements organisés par son église.

Pour finir, j’aimerais vous présenter Jean-Claude. 82 ans. Homme brillant, cultivé, belle carrière professionnelle, baptisé à 1 ans à l’église de Lairoux en Vendée, il y a été enfant de cœur, y a reçu sa communion, s’y est marié. Son épouse et lui ont vécu dans cette ville toute leur vie. Au crépuscule de sa vie, Jean-Claude se demande parfois si sa vie a eu un sens.

 Quel est le point commun de ces 4 personnes ?

Je vous ai donné des détails sur leurs vies : âges, lieux de résidence, sexe, prénom, activités. Mais l’information que j’ai volontairement évité de préciser dans mes 4 descriptions fictives, c’est le type de relation que nos 4 personnages entretiennent avec Dieu.
Quand j’ai réfléchi à ce que je voudrais partager dans cet article, il m’a paru évident qu’il fallait faire la distinction entre activités religieuses, concept religieux et relation avec Dieu.
Le premier danger serait, je pense, de croire que les activités religieuses induisent la présence de Dieu dans nos vies, dans nos journées.
Le deuxième danger pourrait être de croire que Dieu est un concept.

Dieu n’est pas un objet, pas un recueil de rituel, pas un lieu ni une idéologie. Dieu est une personne,  Un être. Ce qui signifie que Ricardo, Catherine, Salomé et Jean-Claude peuvent lui parler, pas réciter des prières mais discuter avec LUI,  et être à l’écoute de sa voix.
Dieu au quotidien, c’est un Dieu présent, vivant qu’on peut solliciter et appeler, qui répond, guide, conseille. Un Dieu qui veut nous faire découvrir qui Il est, ce qu’Il a fait, fait et fera, qui veut aussi parler de nos vies, de nos choix, qui veut partager nos peines et nos joies. Dieu n’est pas là que quand ça ne va pas. Il veut faire partie de nos vies tous les jours, être proche de nous tous les jours.

  • S’Il vous semble loin, c’est que vous regardez dans la mauvaise direction.
  • Si vous ne l’entendez pas c’est que vous faites trop de bruit.